0 800 942 940 (appel gratuit)

Total : 0

Pépinière Delbard > Les conseils Delbard pour le jardin > Fiches conseils > Arrosage > Eau et arrosages 
143

Eau et arrosages

L'eau est vitale pour les végétaux !

À l'état frais, les végétaux sont constitués d'eau, à concurrence de 90 à 95 % de leur poids. Il est donc nécessaire qu'une quantité suffisante d'eau soit constamment disponible dans le sol pour les maintenir à l'état de turgescence, afin de leur apporter l'oxygène et surtout l'hydrogène nécessaire à la fonction chlorophyllienne et enfin pour véhiculer (par la sève brute ascendante) les éléments minéraux solubilisés, indispensables à leur métabolisme.

Malheureusement, une partie de cette eau est perdue pour les plantes, à cause de son évaporation à la surface du sol (surtout si celui-ci n'est pas travaillé et se trouve enherbé en surface) et par la transpiration des plantes elles-mêmes.

 

L'intensité de l'évaporation de l'eau et de la transpiration est fonction :

  • De la nature même de chaque plante : une cactée évapore beaucoup moins d'eau qu'un rosier de même développement.
  • Du nombre de feuilles et de la surface foliaire globale de la plante.
  • De la température, de la sécheresse et de la luminosité de l'atmosphère (d'où des besoins en eau plus importants en été qu'au printemps).
  • De la turbulence de l'air.

IMPORTANT : Un sol de compacité moyenne est constitué de 60 % de particules solides (agrégats de sable, argile, calcaire et humus) et de 40 % de méats (minuscules poches et canalicules) qui doivent être occupés alternativement par de l'eau et de l'air. Lorsqu'il pleut ou que le jardinier arrose, les méats se remplissent d'eau et l'air s'évacue.

Etant donné que chez la plupart des végétaux, les racines respirent, l'eau ne doit pas être saturante plus de quelques jours en période de végétation et quelques dizaines de jours en période de repos hivernal.

Conclusion : Si l'eau est indispensable aux végétaux tout au long de l'année et notamment pendant la période de végétation, il ne faut pas non plus qu'elle demeure en excès dans le sol de façon permanente. L'eau stagnante crée une asphyxie radiculaire et provoque l'apparition de cryptogames pathogènes (pourridiés). Dans ce cas la pose d'un drainage efficace s'impose.

L'absorption par les plantes de l'eau et des substances minérales du sol.

L'extrémité des racines ténues appelée "chevelu", permet le passage de l'eau et des éléments nutritifs contenus dans le sol, vers la plante. Le chevelu est couvert de poils absorbants minuscules qui produisent par osmose un appel d'eau et de sels (les substances nutritives) solubilisés dans l'eau du sol.

 

Que se passe-t-il juste après la transplantation au jardin d'un arbuste dont les racines ont été sectionnées lors de l'arrachage en pépinière?

Cet arbuste ne possède plus les poils absorbants indispensables à son alimentation. Il se crée pourtant un phénomène d'osmose au travers de l'épiderme des racines, qui permet l'approvisionnement en eau seule de l'arbuste. Une fois les plaies des coupes des racines cicatrisées, de nouvelles racines secondaires se forment avec leurs poils absorbants.

Durant tout ce temps, plusieurs semaines généralement, la plante brûle les réserves accumulées dans son bois, sans être alimentée en substances nutritives. Il est donc nécessaire que les racines soient le moins possible amputées lors de l'habillage radiculaire avant plantation, et que la reconstitution du système se fasse aussi vite que possible.

C'est pourquoi les conifères qui reconstituent lentement leur système radiculaire ou les arbustes à feuillage persistant, qui transpirent plus que les arbustes à feuillage caduc, sont fournis avec une motte de terre ou en conteneur. Ces conditionnements respectent la plus grande partie des racines et assurent une bonne reprise à ces végétaux.

 

Fréquence et importance des arrosages

La fréquence des arrosages est conditionnée par plusieurs facteurs :

  • La nature des plantes. Un légume-feuille ou fleur exige plus d'eau qu'un légume-racine de même développement
  • La profondeur d'enracinement et indirectement de développement des plantes. Un arbuste requiert plus d'eau qu'une salade à enracinement superficiel.
  • Les conditions climatiques du moment. Période pluvieuse ou sèche, et température moyenne, basse ou élevée
  • La capacité de rétention en eau du sol, c'est à dire l'aptitude à conserver un volume d'eau plus ou moins important.
  • Eau reçue sous forme de pluies ou neiges (5 à 20% en volume selon les sols).

Cette capacité de rétention de l'eau dépend de la constitution physique (granulo-métrique) de chaque sol. Pour un sol léger et sablonneux, elle est faible (5%) et dans ce cas, les arrosages doivent être fréquents. Pour un sol lourd et argileux à plus forte capacité de rétention (20%), les arrosages seront moins importants.

Aucune règle mathématique ne peut s'appliquer.

En connaissant la pluviométrie moyenne annuelle d'une région et la quantité d'eau moyenne exigée par une espèce, pourrait-on déduire l'opportunité ou non d'arroser et déterminer ainsi le niveau d'importance desarrosage? La réponse est non, voici comment il vous est recommandé de procéder :

En application des grands principes sur l'eau énoncés ci-dessus, voici des règles simples mais essentielles, qui vous assureront de bons arrosages.

Installez un pluviomètre dans votre jardin pour évaluer journellement la hauteur des précipitations et placez sur le sol une boîte de conserve cylindrique vide dans la culture à arroser pour connaître la hauteur d'eau apportée.

Arrosez davantage au mètre carré les végétaux à racines profondes (arbres ayant des racines à plus de 1 m) que des plantes à racines superficielles (légumes, fleurs).

Arrosez plus souvent et moins à chaque fois, en sol sablonneux léger qu'en sol argileux compact.

Il vaut mieux arroser copieusement et moins souvent, que légèrement et plus fréquemment, au moins dans les terrains lourds.

Arrosez le plus possible avec de l'eau de pluie stockée dans un réservoir fermé, pour que cette eau conserve la température ambiante et ne soit pas envahie d'algues vertes.

  • Au printemps et en automne, arrosez dans la journée.
  • En été, arrosez le matin.
  • Evitez de mouiller le feuillage (ce qui favorise le développement des maladies) sauf pour les conifères et les plantes à feuillage persistant, lorsqu'il s'agit de les aider à reprendre à la plantation.
  • Servez-vous des arrosages pour apporter aux végétaux les engrais solubles nitratés leur servant de coup de fouet.

Comment économiser l'eau.

Il existe des jardins où il est impossible d'arroser. Dans ce cas, quelques bonnes pratiques de jardinage peuvent pallier cette difficulté.

Paillez le sol portant des petites plantes (fraisiers, plantes à massifs...) ou des arbustes et des arbres fruitiers. Vous éviterez ainsi l'enherbement au sol. La paille peut être remplacée par un film de plastique noir qui a les mêmes effets.

Ce système a un seul défaut, il maintient l'humidité et par conséquent l'enracinement des plantes en surface, ce qui oblige à conserver le paillis ou le film plastique durant toute la vie des plantes ainsi protégées.

Binez plus souvent en période de végétation pour supprimer les mauvaises herbes concurrentes des plantes cultivées et pour couper les fins canalicules qui se forment naturellement dans le sol et accélèrent l'évaporation.

Profitez de la présence d'un brise-vent en région très ventée (bords de mer, vallée du Rhône) qui réduit la transpiration et les risques de cassure des plantes. Mais en hiver, rappelez-vous que les effets des gelées risquent d'être plus sensibles.

Faites des labours profonds qui rendent plus épaisse la couche de sol perméable et exploitable par les racines, tout en augmentant la profondeur d'infiltration des précipitations en période d'abondance.

> Vous devez être connecté pour ajouter cette fiche conseil dans vos favoris.
Retour

Les conseils marianne

Rejoignez nous sur facebook